Transports et travaux publics
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Routes

43 493 km de routes, 30% bitumées
En 2014, 54% des routes nationales revêtues en mauvais état

Chemin de Fer

Trafic ferroviaire marginal (385 km) avec 3 lignes ferroviaires

Port

Port Autonome de Conakry engorgé (90% du commerce extérieur réalisé par voie maritime)

Urbanisation

Conakry : 50% de la population urbaine (20% de la population totale)

Aéroports

1 international 3 régionaux, 7 secondaires et 5 aérodromes privés (sociétés minières)


Sources : Bureau d’Etudes, de Stratégie et de développement – Ministère des Travaux Publics, 2015, Port Autonome de Conakry

Présentation Sectorielle : Infrastructures

Depuis 2010, le développement des infrastructures en Guinée est marqué par une politique favorisant le retrait de l’Etat des activités productives, commerciales et de prestations de services au profit du secteur privé.
L’enjeu du secteur se situe à deux niveaux :

  1. Le développement des réseaux de liaison (transport et télécommunication) pour fluidifier les échanges internes et connecter le pays à la sous-région et au reste du monde, favorisant ainsi le développement de pôles économiques et de corridors stratégiques ;
  2. Le développement urbain à travers le logement, l’assainissement, et l’urbanisation

Le pays souhaite aussi à terme, être un hub de transport maritime pour la sous-région ouest africaine, en mettant à profit sa proximité avec l’Amérique latine.

Situation actuelle

Parti avec un grand retard depuis l’indépendance du pays en 1958, la mise en place des infrastructures de base connait ces dernières années une nette amélioration avec de nombreux projets réalisés et en cours : construction et rénovation d’hôtels de tailles et standing supérieurs, extension et rénovation de l’aéroport international de Conakry, routes et échangeurs dans la capitale et à l’intérieur du pays, atterrissage de la fibre optique et construction du Backbone national, modernisation et extension du Port Autonome de Conakry, construction d’un port sec, construction et réhabilitation d’infrastructures de transport et de distribution d’électricité, construction du barrage hydroélectrique de KALETA (240 MW), etc. Ces réalisations participent à combler les besoins énormes du pays, et marquent une dynamique qui va s’amplifier dans les années à venir pour assoir définitivement les bases d’un véritable développement et impulser un effet d’entrainement majeur sur l’ensemble des autres secteurs.

Avantages concurrentiels

 

La Guinée est un pays faiblement urbanisé avec une population jeune et de nombreux pôles économiques (mines, agriculture, etc...) à travers le pays. Bordée par 6 pays avec qui les échanges commerciaux sont actifs, la Guinée présente une façade maritime de 333 km pouvant servir de hub pour les échanges et transactions internationaux de pays tels que le Mali, le Niger et le Burkina Faso dans le cadre du projet ferroviaire sous régional.

Les Opportunités en Bref

La priorité du Gouvernement porte sur des projets qui  soutiennent l’essor des secteurs prioritaires : mines, agriculture et énergie. Les infrastructures en Guinée couvrent deux sous-secteurs, présentant chacun de nombreuses opportunités d’investissement : infrastructures urbaines et interurbaines.


Infrastructures de liaison

Avec seulement 30% du réseau routier bitumé, 54 % du réseau national qualifié de mauvais, une insuffisance de routes nationales, une capitale sans gare routière et un parc de véhicules de transport en commun vétuste, la situation du transport routier en Guinée constitue un défi qui doit être rapidement résolu pour favoriser le développement des autres secteurs. Dans une telle situation, la construction de l’autoroute Conakry-Mamou, la connexion des pôles de compétitivité sont autant d’opportunités nécessaires et rentables identifiées afin d’améliorer le réseau de transport routier.
Le transport ferroviaire représente une opportunité réelle de constituer un corridor stratégique du transport de passagers et de marchandises vers le Mali, le Niger, le Burkina Faso, etc.
Si les consortiums miniers se dotent d’infrastructures propres pour l’export du minerai, seul le Port de Conakry semble aujourd’hui à même d’affronter l’afflux de matériaux de construction pour la réalisation de ces infrastructures.
La Guinée est actuellement desservie par douze compagnies aériennes dont deux européennes (Air France, Brussels Airlines) et 04 africaines. L’essor du secteur minier renforce l’attrait « démographique » et touristique que constitue la Guinée. La relance de la compagnie nationale et la redynamisation des aéroports régionaux assurera un trafic régulier vers les régions et permettra d’accroitre les synergies avec les projets miniers.

 Infrastructures urbaines

Les infrastructures urbaines regroupent les sous-secteurs urbanisme, assainissement et logement.
L’accès au logement constitue un défi pour la grande majorité des guinéens. Le problème se pose en termes de quantité et de qualité et se ressent surtout dans les centres urbains qui abritaient en 2012, 3.2 millions d’habitants pour 470 270 ménages. Ce problème est encore plus aigu à Conakry, où l’on dénombre 290 000 ménages. Il est estimé que pour les dix années à venir 420 000 unités de logement, dont 150 000 à Conakry, seront nécessaires, si se maintiennent les taux annuels de croissance des ménages de 3 % pour l’ensemble du pays et 6,1 % pour Conakry. Le Besoin en logement est estimé à 1 420 000 dans les 10 prochaines années.
Sur la question de l’urbanisme, la position de Conakry est centrale. Pour y fluidifier les activités et mieux répartir son attractivité, sont envisagés : le déménagement du centre administratif, la création de corniches, l’aménagement de zones Industrielles en périphérie de la ville.
En matière d’assainissement, l’aménagement de quartiers sous-équipés de Conakry, la mise à niveau des équipements des quatre capitales régionales.

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